On en sait un peu plus sur les circonstances de l’accident de la circulation qui a coûté la vie au chef de protocole du président de l’Union pour la démocratie et pour la paix (UDPCI) et mis certains cadres dudit parti dans un état de santé critique.

Sylvain Gueu, chef de protocole du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et proche du président Toikeusse Mabri, avait rendez-vous avec la grande faucheuse, ce vendredi 03 avril 2020. C’est en partance pour une rencontre avec les étudiants de l’Institut national Polytechnique Houphouët-Boigny que le véhicule à bord duquel était le chef de protocole a fait une sortie de route au niveau de Tiassalé (et non au Km 17 comme nous l’avions indiqué plus tôt, d'où nos excuses à tous ceux qui nous suivent), suite à une crevaison de pneu. A vive allure, le véhicule tangue, échappe au contrôle de son conducteur et finit dans le décor. Sylvain Gueu ne survivra pas à ce choc. Le conducteur du nom de Sylla et le chef de cabinet Dely Mamadou sont tous deux dans un état critique. Tous ont été évacués à Abidjan, laissant dans une détresse sans précédent le ministre Toikeusse Mabri. Qui perd ainsi un soutien de taille dans la guerre de clans au sein de son parti politique, l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI).


Aux dernières nouvelles, Dely Mamadou n’a pas survécu. Ce jeune loup, proche de Mabri, fidèle parmi les fidèles, n’est pas sorti victorieux de sa lutte contre la mort. Le porte-parole en chef de l’UDPCI vient donc d’être rappelé à Dieu. Sa mort constitue une très grosse perte pour le président de l’UDPCI, dans la crise latente qui couve au sein de son parti. En effet, suite au boycott de la candidature du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly à la présidentielle 2020, au nom du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et pour la paix (RHDP), Toikeusse Mabri, 2ème Vice-président dudit parti, est mal vu au sein des Houphouëtistes. Son image ne passe pas et certains membres de son parti lui demandent de clarifier sa position à propos du RHDP.

Ces cadres du parti politique, laissé en héritage par le Général Robert Guei, souhaitent que Mabri s’aligne sur la candidature d’Amadou Gon Coulibaly, imposée par Alassane Ouattara, et officiellement validée par l’ensemble des cadres et de la base, à l’exception de Toikeusse Mabri et de l’ex ministre des Affaires étrangères, Marcel Amon Tanoh, qui a démissionné du gouvernement, le 19 mars 2020. En cas de désaccord, cette branche de l’UDPCI conduite par Bernard Ourega et Albert Flindé attendent du président Mabri qu’il quitte le tabouret, comme Guillaume Soro avait quitté le sien, en démissionnant du poste de président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Parce que, le député de Ferkessédougou avait mailles à partir avec le chef de l’Etat Alassane Ouattara, au sujet de son soutien au projet de parti unifié du RHDP.

Toikeusse Mabri est abattu. En une journée, il vient de perdre deux cadres dynamiques de son parti. Mais, le président de l’UDPCI à qui nous présentons nos condoléances, doit se battre contre le Covid-19 et pour son rêve. Sinon, Sylvain Gueu et Dely Mamadou seront morts, pour rien.
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