COVID-19 :LA REALITE DANS NOS HOPITAUX FAIT VRAIMENT PEUR

COVID-19 :LA REALITE DANS NOS HOPITAUX FAIT VRAIMENT PEUR

Les multiples déclarations du corps médical nous ont amené à faire notre petite enquête pour voir ce qui en était de la réalité des deux CHU (Treichville et Cocody).



Ce jour donc, nous nous sommes rendus dans ces deux importantes infrastructures de notre système de santé.

Les chambres constats faits sur place ont été sans appel. 

De l'affluence dans ces deux centres:

L'ambiance ordinaire qui était visible en tant normal n'est plus le même, les patients se font rares en cette période où toute petite fièvre peut faire l'objet d'interpellation. Les départements qui grouillaient d'habitude de monde sont pratiquement vides et certains praticiens se tournent les pouces en espérant qu'ils aient un patient.



 De la présence des médecins et autres agents du corps médical et de la disponibilité du matériel médical :

 Ils sont tous présents mais sans protection pour la plupart attendant que ce qui a été promis leur soit octroyé pour travailler. Aujourd'hui ils sont les plus exposés à ce virus vu qu'ils reçoivent des personnes qui peuvent être des potentiels vecteurs.

 Plutôt que de leur envoyer du matériel médical, nous avons assisté à un déchargement de plusieurs tonnes de riz. Peut être que "manger" leur permettra d'être immunisé et de travailler sans matériels médicaux.

 Malgré ça, certains agents se sont procurés sur fonds propres quelques matériels de protection, c'est le cas du CHU de Treichville.

 Au chu de Cocody, nous avons vu des agents désemparés qui sont presque sans matériels de protection, malgré toutes les cérémonie de remise de don de kit médical.

 Quand , ils ont la chance d'en recevoir c'est presque dérisoire. Un exemple, un responsable d'un département a reçu 75 caches-nez pour 150 agents comme dotation à utiliser sur une semaine. Vous avez bien lu, 75 caches-nez pour 150 personnes à utiliser sur une semaine. Soit deux personnes ont droit à un cache-nez à utiliser sur une semaine.

 En outre, certains chefs de départements, pour ne pas risquer la vie de leurs collaborateurs ont décidé d'arrêter les consultations pour manque de matériels de protection. C'est le cas du département de gynécologie du CHU de Cocody qui est presque vide.



 Ce sont des agents désemparés, désespérés et presque déçus de notre système sanitaire que nous avons vu sur leur lieu de travail.

 Comment peut on envoyer en guerre des soldats sans armes et qui doivent combattre un ennemi redoutable et invisible ?

 Pourquoi tous les dons présentés quotidiennement à la télévision n'arrivent -ils pas sur le théâtre des opérations ?

 Qu'est ce qui bloque le bon fonctionnement des système sanitaire malgré les assurances de nos autorités ?

 Nos CHU, sommun des infrastructures sanitaires, ne sont que des loques d'infrastructures. Délabrés, sans équipements, dispositif approximatif... Nous avons vu des CHU sans "âmes".



 Comme on peut le voir, nos médecins veulent bien "faire la guerre" mais ils nous demandent comment un médecin peut-il se "battre" pour sauver des vies, s'il est dépourvu du minimum.

 Chers autorités sanitaires, chers autorités politiques, c'est le cri de cœur et les réalités dans nos CHU que nous avons voulu vous porter pour y réfléchir.

 Dans cette guerre, chacun doit faire sa part, nous notre est de sensibiliser et de porter à votre connaissance la réalité sur le terrain et non se substituer à vous. Il faut donc réagir pendant que cette maladie "traîne encore le pas".

 Dalaï

 

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